DIKÆOPOLIS.
Oh! malheur! Que j'ai perdu de hachis. Mais voici Amphithéos, qui revient de Lakédæmôn. Salut, Amphithéos!
AMPHITHÉOS.
Non, pas de salut; laisse-moi courir: il faut qu'en fuyant, je fuie les Akharniens.
DIKÆOPOLIS.
Qu'est-ce donc?
AMPHITHÉOS.
Je me hâtais de t'apporter ici la trêve; mais quelques Akharniens de vieille roche ont flairé la chose, vieillards solides, d'yeuse, durs à cuire, combattants de Marathôn, de bois d'érable. Ils se mettent à crier tous ensemble: «Ah! scélérat! tu apportes une trêve, et on vient de couper nos vignes!» En même temps ils mettent des tas de pierres dans leurs manteaux; moi je m'enfuis; eux me poursuivent en criant.
DIKÆOPOLIS.
Eh bien, qu'ils crient! Mais apportes-tu la trêve?