Observez, observez un silence religieux. Que la kanéphore vienne un peu en avant: Xanthias, mets le phallos droit.
LA FEMME DE DIKÆOPOLIS.
Dépose ta corbeille, ma fille, afin que nous commencions.
LA FILLE DE DIKÆOPOLIS.
Ma mère, passe-moi la cuillère, pour que je répande de la purée sur le gâteau.
DIKÆOPOLIS.
Voilà qui est bien. Souverain Dionysos, c'est avec reconnaissance que je célèbre cette fête en ton honneur, et que je t'offre un sacrifice avec toute ma maison: rends-moi favorables les Dionysia champêtres, à l'abri de la guerre, et fais que je passe au mieux les trente ans de la trêve.
LA FEMME DE DIKÆOPOLIS.
Voyons, ma fille, gentille enfant, porte gentiment la corbeille; aie le regard d'une mangeuse de sarriette. Heureux qui t'aura pour femme et qui te fera puer comme une belette, au point du jour! Avance, mais prends bien garde que dans la foule on ne fasse main-basse sur tes bijoux d'or.
DIKÆOPOLIS.