LE FILS DE KLÉONYMOS.
«Un guerrier de Saïs fait le fier avec le bouclier, armure irréprochable, que j'ai jeté près d'un buisson, malgré moi.»
TRYGÆOS.
Dis-moi, mon garçon, chantes-tu cela pour ton père?
LE FILS DE KLÉONYMOS.
«J'ai sauvé ma vie!»
TRYGÆOS.
Et tu as couvert de honte tes parents. Mais entrons. Car je sais bien que ce que tu viens de chanter sur le bouclier, tu ne l'oublieras jamais, étant le fils d'un tel père. Vous qui restez au festin, vous n'avez rien à faire qu'à avaler tout cela, à dévorer, à ne pas mâcher à creux. Allez-y vaillamment et jouez des deux mâchoires. Il ne sert de rien, mauvaises gens, d'avoir des dents blanches, si elles ne fonctionnent pas.
LE CHŒUR.
Nous y veillerons; tu fais bien de nous parler ainsi. Mais vous, affamés de vieille date, jetez-vous sur ce civet. Il n'arrive pas tous les jours de tomber sur des gâteaux errants dans l'abandon. Grugez donc, ou je vous dis que bientôt vous vous en repentirez.