A quoi servirait-il de ne point te dire la vérité?
(Le choeur manque.)
KARIÔN.
O vous qui, souvent, avez mangé le même ail que mon maître, amis, concitoyens, qui aimez le travail, venez, hâtez-vous, accourez: ce n'est pas le moment de se mettre en retard, mais l'instant précis où il faut payer de sa présence.
LE CHOEUR.
Hé! ne vois-tu pas que nous nous sommes hâtés d'accourir empressés, autant que le peuvent des hommes affaiblis par l'âge? Mais peut-être crois-tu que je dois courir avant que tu m'aies dit pour quel motif ton maître nous a convoqués ici.
KARIÔN.
Ne vous l'ai-je pas déjà dit? Mais tu n'entends pas très bien. Mon maître vous dit que vous allez tous changer en une vie agréable votre existence misérable et pénible.
LE CHOEUR.
Qu'est-ce à dire, et comment va s'opérer le changement qu'il promet?