Une fois dans la rue, je hélai un taxi et me fis conduire chez Edith.

Ouf!... J'étais donc enfin débarrassé de ce bandit de Manzana, et je me promettais bien de ne plus retomber entre ses mains. D'ailleurs, j'étais résolu à tout...

Je n'hésiterais pas, au besoin, à faire supprimer Manzana par ce Bill Sharper, qui me faisait l'effet d'un garçon très expéditif en affaires.

Je trouvai Edith encore toute bouleversée par la scène à laquelle elle avait assisté.

—Ah! vous voilà, s'écria-t-elle, en se jetant dans mes bras. Alors, vous êtes parvenu à faire entendre raison à ce vilain homme...

—Oui... je l'ai fait arrêter et son compte est bon...

—Il vous connaissait donc?

—C'est un individu qui a été autrefois domestique chez mon père... un individu de sac et de corde que nous avions été obligés de livrer à la justice... Le hasard a voulu qu'il me retrouvât et il a essayé de m'intimider pour obtenir quelque argent. Je l'ai remis entre les mains d'un policeman et l'ai accompagné au poste... Il était justement recherché pour une affaire de vol avec effraction...

—Quelle affreuse figure il avait... il m'a fait une peur!...