—Non... c'est sérieux... tout ce qu'il y a de plus sérieux... Vous m'avez pris pour un cambrioleur... eh bien! vous vous êtes trompé... je suis riche... riche à millions, entendez-vous.

Mon interlocuteur me regarda d'un air inquiet...

Comme je m'étais rapproché, il crut sans doute que j'allais me jeter sur lui, car il leva de nouveau son revolver, mais sans me laisser intimider par ce geste, je repris avec plus de force:

—Oui... riche à millions et si vous voulez me promettre de ne rien tenter contre moi, je vais vous le prouver à l'instant. Il ne faut pas se fier aux apparences... Je sais que tout m'accuse, mais quand vous saurez pourquoi je tenais tant à m'introduire chez M. Bénoni, vous comprendrez tout... Il y a dans la vie...

—Au but... et vivement...

—J'y arrive, mais d'abord acceptez-vous mes conditions?

—Cela dépend...

—Il faut que je sois fixé... car si vous refusez, je n'ai aucune raison de vous révéler mon secret...

—Cinq cent mille francs, avez-vous dit?

—Oui, cinq cent mille francs...