L'AMOUR DES PARISIS DONNERA LA MORT, L'AMOUR DONNERA LA MORT AUX PARISIS.

La soeur de charité murmura: «Oui, puisque je suis morte pour ce monde.»

XL

FRAGMENT D'UNE LETTRE DE MONJOYEUX

On donnera ici quelques lignes d'une lettre écrite par Monjoyeux à celui qui a conté cette histoire:

N'imprimez pas encore le mot FIN. Il n'y a jamais de dénouement dans les histoires de ce monde. La mort ne tue ni l'âme le souvenir, ni la passion. Le tombeau n'est pas le néant; ne parle-t-il pas à ceux qui survivent? Que de chapitres à travers la mort! Demandez à Violette, cette autre Louise de la Miséricorde, qui porte son linceul, mais qui ne peut pas mourir.

Demandez à Mme d'Antraygues, à Mme de Fontaneilles, à Mme de Hauteroche, à toutes celles que nous avons vues dans les pâleurs de la passion.

Violette me disait hier: «Pourquoi la tombe ne s'ouvre-t-elle pas pour moi, puisque je traîne mon suaire!» Et elle ajouta: «Mourir d'amour, c'est vivre deux fois: de la vie présente et de la vie future.»

La pauvre et douce Violette avait raison. C'est une vraie femme celle-là, une figure et un coeur, une âme dans la passion!

Plus je vais, plus je reconnais la supériorité de la femme.
Qu'est-ce que l'homme? Un rhéteur. Notre ami Octave n'était pas un
rhéteur. C'était la jeunesse emportée par la passion.