— Allez! dit Jackson.

Ce round-là fut notablement plus court que le précédent.

Évidemment, Berks avait reçu la recommandation d'engager la lutte de près à tout prix, pour profiter de l'avantage que lui donnait sa supériorité de poids, avant que l'avantage que donnait à son adversaire sa supériorité de forme pût faire son effet.

D'autre part, Jim, après ce qui s'était passé dans le dernier round, était moins disposé à faire de grands efforts pour le tenir à distance d'une longueur de bras.

Il visa à la tête de Berks qui se lançait à fond, le manqua et reçut à rebours un violent coup en plein corps, qui lui imprima sur les côtes, en haut, la marque en rouge de quatre phalanges.

Comme ils se rapprochaient, Jim saisit à l'instant sous son bras la tête sphérique de son adversaire et y appliqua deux coups du bras ployé, mais grâce à son poids le professionnel le fit sauter par-dessus lui et tous deux roulèrent à terre, côte à côte, essoufflés.

Mais Jim se releva d'un bond et se rendit dans son coin, tandis que Berks, étourdi par ses excès de ce soir, se dirigeait vers son siège en s'appuyant d'un bras sur Mendoza et de l'autre sur Sam le Hollandais.

— Soufflets de forge à raccommoder, s'écria Jem Belcher. Et maintenant qui tient quatre contre un?

— Donnez-nous le temps d'ôter le couvercle de notre poivrière, dit Mendoza. Nous entendons qu'il y en ait pour la nuit.

— Voilà qui en a bien l'air! dit Jack Harrison. Il a déjà un oeil de fermé. Je tiens un contre un que mon garçon gagne.