Nous commençâmes à comprendre qu'un major, qui est votre officier, est un personnage fort différent d'un major qui se trouve être votre voisin de campagne.
Soit, mais à quoi bon vous ennuyer de toutes ces choses?
J'userais une quantité de bonnes plumes d'oie rien qu'à vous raconter ce que nous fîmes, Jim et moi, au dépôt de Glasgow, comment nous arrivâmes à connaître nos officiers et nos camarades, et comment ils firent notre connaissance.
Bientôt arriva la nouvelle que les gens de Vienne, occupés jusqu'alors à découper lEurope en tranches comme s'il s'agissait d'un gigot de mouton, étaient rentrés à tire d'aile dans leurs pays respectifs, que tout ce qui s'y trouvait, hommes et chevaux, était en marche vers la France.
Nous entendîmes parler aussi de grands rassemblements, de grandes revues de troupes, qui avaient lieu à Paris.
Puis on nous dit que Wellington était dans les Pays-Bas, et que ce serait à nous et aux Prussiens à subir le premier choc.
Le gouvernement embarquait des hommes et des hommes, aussi vite qu'il pouvait.
Tous les ports de la côte Est étaient bondés de canons, de chevaux, de munitions.
Le trois juin, nous reçûmes à notre tour notre ordre de mise en marche.
Le soir même, nous nous embarquâmes à Leith, et nous arrivâmes à
Ostende le lendemain au soir.