Je le vois encore aujourd'hui, les paupières abaissées, une sorte de sourire narquois sur la physionomie.

À cette vue, le sous-officier des carabiniers, un grand beau jeune homme, courut en avant, fonçant sur lui avec ce singulier sabre courbé que portent les carabiniers.

Ils se heurtèrent comme deux béliers, car ils couraient à la rencontre l'un de l'autre.

Ils tombèrent par l'effet de ce choc, mais le Français était dessous.

Notre homme brisa son arme près de la poignée, et reçut larme de l'autre à travers le bras gauche, mais il fut le plus fort, et trouva le moyen d'ôter la vie à son ennemi avec le tronçon ébréché de son arme.

Je croyais bien que les tirailleurs français allaient labattre, mais pas une détente ne partit, et il revint à sa compagnie avec une lame de sabre dans un bras, et une moitié de sabre à la main.

XIII — LA FIN DE LA TEMPÊTE

Parmi tant de choses qui paraissant étranges dans une bataille, maintenant que j'y songe, il n'en est pas de plus singulière que la façon dont elle agit sur mes camarades.

Pour quelques-uns, on eût dit qu'ils se livraient à leur repas journalier, sans qu'ils eussent fait de question, remarqué de changement.

D'autres marmottèrent des prières depuis le premier coup de canon jusqu'à la fin; d'autres sacraient, lâchaient des jurons à vous faire dresser les cheveux sur la tête.