Je le suivis, et d'aussi mauvaise humeur que possible, car j'avais le pressentiment de quelque méfait qui se tramait, et cependant, je n'avais pas la moindre idée du monde de ce que cela pouvait être.
Et j'en revins s'en m'en apercevoir, à songer à tous les incidents mystérieux de l'arrivée de est homme, et de son long séjour au milieu de nous.
Mais qui donc pouvait-il attendre à la Tour d'alarme?
Ce personnage était-il un espion, qui avait un collègue en espionnage qui venait en cet endroit pour lui parler?
Mais cela était absurde.
Que pouvait bien venir espionner dans le Comté de Berwick?
Et d'ailleurs le Major Elliott savait parfaitement à quoi s'en tenir sur lui et ne lui eût pas témoigné autant de respect, s'il y avait eu quelque chose de suspect.
J'en étais arrivé à ce point-là, au cours de mes réflexions quand je m'entendis saluer par une voix joyeuse. C'était le major en personne, qui descendait la côte venant de chez lui, tenant en laisse son gros bulldog Bounder.
Ce chien était un animal des plus dangereux, et il avait causé maint accident aux environs, mais le major l'aimait beaucoup, et ne sortait jamais sans lui, tout en le tenant à l'attache au moyen d'une bonne et forte courroie.
Or, comme je regardais venir le major, et que j'attendais son arrivée, il buta de sa jambe blessée par-dessus une branche de genêt; en reprenant son équilibre, il lâcha la courroie et aussitôt voilà ce maudit animal parti à fond de train de mon côté, au bas de la côte.