Je lui demandai si le moment était venu pour moi de me lever.

Il me répondit d'une voix étrange, fêlée, que j'avais encore une heure et qu'il était venu voir s'il ne pourrait pas m'être utile.

J'étais trop fatigué pour remarquer ce qu'il y avait de sournois dans ses façons et la pâleur de ses joues.

Je le remerciai donc de son attention.

Je me retournai et fus bientôt endormi.

Mon second réveil fut plus brutal, plus terrible aussi.

Il y eut une invasion soudaine par l'échelle, craquant sous des pas lourds, et une douzaine d'habits rouges emplirent la pièce.

Je me redressai brusquement.

J'étendis la main pour saisir l'épée que j'avais posée à côté de moi, à portée de ma main.

L'arme fidèle avait disparu; elle avait été dérobée pendant mon sommeil.