Les gens de la campagne s'arrêtaient volontiers à considérer les gambades du vieux cheval, et il est bien probable que l'un d'eux racontait aux autres que ce coursier là avait porté à la guerre un des jeunes gens de leur propre village, et comment le cavalier avait dû fuir le pays, mais aussi comment un bon sergent des troupes royales avait ramené le cheval au père du jeune homme comme souvenir de lui.
Ce fut ainsi que Covenant passa ses dernières années, en vétéran des chevaux, bien nourri, bien soigné et fort enclin peut-être à conter en langage de cheval, à tous les pauvres sots bidets de la campagne, les merveilleuses, aventures qu'il avait eues dans l'Ouest.
NOTES:
[1] L'incident est historique et peut servir à montrer quelle sorte d'hommes étaient ceux qui apprirent la guerre à l'école de Cromwell. (Note de l'auteur).
[2] Les deux lettres suivantes communiquées à l'Institut Royal archéologique par le Rév. C. W. Bingham, éclairent d'un jour curieux certains côtés de cette bataille.
I
À Mistress Chaffin à Chettle House.
Lundi, dans la matinée. 6 juillet 1685.
«Ma très chère amie, ce matin vers une heure, les rebelles ont fondu avec toutes leurs forces sur nous pendant que nous étions sous nos tentes dans la lande royale de Sedgemoor. Nous en avons tué et pris au moins un millier... Ils se sont enfuis à Bridgwater. On dit que nous avons pris toute leur artillerie, mais il est certain que nous en avons pris la plus grande partie, si ce n'est la totalité. Un habit, sur lequel il y avait des décorations, a été pris: il est déchiré dans le dos. Certains pensent que le duc rebelle le portait et qu'il a été tué, mais la plupart croient qu'il était porté par un domestique. Je voudrais qu'il fût pris pour que la guerre puisse prendre fin. On croit qu'il sera hors d'état de faire combattre de nouveau ses hommes. Je rends grâce à Dieu de ce que je me porte très bien, sans la moindre blessure. Il en est de même de nos amis du comté de Dorset. Je vous prie, faites savoir cela à Biddy par la première occasion. Je suis votre unique et cher Tossey.»
II