Puis on franchit les basses collines de Polden, pour arriver à Bridgewater, où nous attendaient quelques recrues.
Monmouth songea un instant à y faire halte et commença même à élever quelques ouvrages de terre, mais on lui fit remarquer que lors même qu'il pourrait tenir bon dans la ville, il ne s'y trouvait des provisions que pour peu de jours.
Le pays environnant avait été nettoyé si complètement qu'on ne devait guère s'attendre à en retirer davantage.
Les ouvrages furent donc abandonnés.
Ainsi donc, bel et bien réduits aux abois, sans la moindre fente pour nous échapper, nous attendîmes l'approche de l'ennemi.
[III—Du grand cri qui part d'une maison isolée.]
Là se terminent nos marches et contremarches monotones.
Nous étions cette fois au pied du mur, ayant en face de nous toutes les forces du gouvernement.
Il ne nous arrivait aucune nouvelle d'un soulèvement, d'un mouvement en notre faveur dans une partie quelconque de l'Angleterre.