—La Poursuite de Borrodaile, dit une voix derrière lui, en même temps qu’un homme de haute taille, à la longue figure, venait se placer dans le cercle de lumière que projetait la lampe suspendue en haut du porche.

John nous présenta, et je me souviens que le contact de sa main me parut visqueux et désagréable.

Cette cérémonie accomplie, mon ami me conduisit à ma chambre, en me faisant traverser bien des passages et des corridors reliés entre eux à la façon de l’ancien temps par des marches inégales.

Chemin faisant, je remarquai l’épaisseur des murs, l’étrangeté et la variété des pentes du toit, qui faisait supposer l’existence d’espaces mystérieux dans les combles.

La chambre qui m’était destinée était, ainsi que me l’avait dit John, un charmant petit sanctuaire, où pétillait un bon feu, et où se trouvait une étagère bien garnie de livres.

Et, en mettant mes pantoufles, je me dis que j’aurais eu tort sans doute de refuser cette invitation à venir dans le Yorkshire.

Chapitre II

Lorsque nous descendîmes à la salle à manger, le reste de la maisonnée était déjà réuni pour le dîner.

Le vieux Jérémie, toujours coiffé de sa singulière façon, occupait le haut bout de la table.

À côté de lui, et à droite, était une jeune dame très brune, à la chevelure et aux yeux noirs, qui me fut présentée sous le nom de miss Warrender.