—Le diable m’emporte si je le sais.

—Eh bien! je vais vous le dire. Nous sommes au premier avril. J’ai trouvé dans la cabane un calendrier qui le dit.

—Qu’est-ce que ça fait? firent plusieurs voix.

—Eh bien, ne le savez-vous pas? C’est le jour des farces. Ne pourrions-nous pas en arranger une pour quelqu’un? Ne pourrions-nous pas nous en divertir un peu? Eh bien, voilà le vieux «Les Os» par exemple, il ne se méfiera de rien. Ne pourrions-nous pas le faire aller quelque part et le regarder marcher. Nous aurions ensuite de quoi le blaguer pendant un grand mois.

Il y eut un murmure général d’assentiment.

Une farce, si piteuse qu’elle fût, était toujours bienvenue à l’Écluse.

Plus l’esprit en était pataud, plus elle était appréciée. Dans les fosses d’exploitation, on ne va point jusqu’à une délicatesse morbide de sensation.

—Où l’enverrons-nous? se demanda-t-on.

Depuis un instant, Jim Struggles était plongé dans ses pensées.

Puis une inspiration sacrilège parut lui venir.