Bob avait l’air de ne voir que les charmes de miss Maberly.

La pauvre Elsie restait à se morfondre dans l’isolement, pendant que mes deux admirateurs passaient leur temps à se regarder, puis à me regarder tour à tour.

Mais master Cronin lutta courageusement contre cet état de choses décourageant, se rendit agréable à tous, en explorant des ruines ou débouchant des bouteilles avec la même véhémence, la même énergie.

Le cousin Sol, en particulier, se montrait découragé et dépourvu d’entrain.

Il était convaincu, j’en suis sûre, que mon voyage en tête-à-tête avec Jack avait été arrangé d’avance entre nous. Mais il y avait dans son expression plus de peine que de colère.

Jack, au contraire, j’ai regret de le dire, se montrait nettement agressif.

Ce fut même cela qui me décida à choisir mon cousin pour m’accompagner dans la promenade à travers bois qui suivit le lunch.

Jack avait fini par prendre des airs de propriétaire si provocants que j’étais résolue à en finir une fois pour toutes.

Je lui en voulais aussi d’avoir pris l’air d’être cruellement mortifié par mon refus et d’avoir voulu dénigrer par derrière le pauvre Sol.

Il s’en fallait beaucoup que je fusse éprise de l’un ou de l’autre, mais après tout, avec mes idées juvéniles de lutte à armes égales, j’étais révoltée de voir l’un ou l’autre prendre une avance que je regardais comme un avantage mal acquis.