Footnote 489: Wordsworth. The Prelude, Book X.[Retour au Texte Principal.]
Footnote 490: Wordsworth. The Prelude, Book xi.[Retour au Texte Principal.]
Footnote 491: Coleridge. France, an Ode. Voir, sur la transformation des sentiments de Coleridge pour la France, quelques pages du livre du professeur Alois Brandl de Prague: Samuel Taylor Coleridge and the English Romantic School, chap. III, p. 140-44. (English Edition by Lady Eastlake).—Il est intéressant de voir comment les mêmes faits frappaient des esprits différents. Ce qui semble avoir le plus contribué à éloigner Coleridge de la Révolution Française est l'invasion de la Suisse par les Français. Il s'écrie dans son ode, France:
Pardonne-moi, Liberté! Ô pardonne ces rêves!
J'entends ta voix, j'entends tes perçantes lamentations
Sortir de la caverne de glace de la froide Helvétie,
J'entends tes gémissements sur ses ruisseaux teints de son sang!
Héros, qui êtes morts pour votre paisible patrie,
Et vous qui, dans votre fuite, tachez la neige de vos montagnes
De vos blessures saignantes; pardonnez-moi d'avoir accueilli
Une seule pensée pour bénir vos ennemis cruels!
Répandre la rage, la trahison, le crime,
En des lieux où la Paix avait jalousement établi sa demeure;
Arracher à une race patriotique son héritage;
Tout ce qui lui avait rendu chers ces déserts orageux;
Et, avec une audace inexpiable,
Souiller la liberté inoffensive du montagnard.
Ô France, qui te railles du ciel; fausse, aveugle,
Patriote seulement pour des labeurs pernicieux,
Est-ce là ton orgueil, Champion du genre humain.
Il est curieux de rapprocher de ces vers un passage d'un écrit de Carnot, qui a pour titre: Réponse de L. N. M. Carnot, citoyen français, l'un des fondateurs de la République et membre constitutionnel du Directoire exécutif, au Rapport fait sur la conjuration du 18 fructidor, au Conseil des Cinq-Cents; par J.-Ch. Bailleul, au nom d'une commission spéciale (6 floréal an VI de la République). Ce passage porte également sur la violence faite à la Suisse, et on peut dire que l'accent en est de tout point semblable à celui de la strophe de Coleridge, et le développement presque pareil: «Le système du Directoire n'est pas équivoque pour quiconque a observé sa marche avec quelque attention. C'est de fonder la puissance nationale, moins sur la grandeur réelle de la République, que sur l'affaiblissement et la destruction de ses voisins... On peut voir sa conduite envers les petits cantons de la Suisse. Ce n'étoit plus l'olygarchie bernoise, ce n'étoient plus ceux contre lesquels s'élevoient un si grand nombre de griefs...; c'étaient les pauvres enfants de Guillaume Tell, démocrates, pauvres, sans rapport presque avec leurs voisins. N'importe, on veut révolutionner; en conséquence, la liberté qui les rend heureux depuis cinq cents ans, cette liberté qui faisoit autrefois l'envie des Français, n'est pas celle qu'il leur faut. Cependant cette poignée d'hommes simples, qui depuis trois cents ans ignore les combats, ose résister; leur sang républicain est mêlé à celui des républicains français, non pour défendre en commun les droits sacrés des peuples, mais pour s'égorger les uns les autres.
«Ô guerre impie! dans laquelle il semble que le Directoire ait eu pour objet de savoir combien il pouvait immoler, à son caprice, de victimes choisies parmi les hommes libres, les plus pauvres et les plus vertueux; d'égorger la liberté dans son propre berceau, de punir les rochers helvétiques pour lui avoir donné le jour. Dignes émules de Guesler, les triumvirs ont voulu aussi exterminer la race de Guillaume Tell; la mort du tyran a été vengée par eux; les chefs des familles démocratiques lui ont été offerts en expiation; ils sont morts en défendant l'entrée de leur petit territoire et la violation de leurs foyers; leurs troupeaux effrayés ont fui dans le désert; les glaciers ont retenti du cri des orphelins que la faim dévore; et les sources du Rhin, du Rhône et de l'Adda, ont porté à toutes les mers les larmes des veuves désolées.—Puissent les suites politiques de ces événements n'être jamais fatales à la France.» (p. 75-77).
Nous avons cité longuement ce passage parce qu'il est tellement semblable à celui de Coleridge qu'on croirait presque que celui-ci l'avait lu, si l'ode France n'était de février 1797.[Retour au Texte Principal.]
Footnote 492: Voir, sur cette désespérance de Wordsworth, toute la fin du livre xi du Prélude. M. Shairp a bien marqué ce moment, dans son étude sur Wordsworth en son volume: Studies in Poetry and Philosophy; mais rien ne vaut les confessions du poète, d'une si profonde et si exacte psychologie.[Retour au Texte Principal.]
Footnote 493: David Masson. Essays chiefly on English Poets dans l'Essai sur Wordsworth, p. 384.[Retour au Texte Principal.]
Footnote 494: A Vision.[Retour au Texte Principal.]