Un grand nombre d'entre eux se réfugièrent en Allemagne et chaque fois que leurs fils vinrent en France à la tête des bataillons prussiens, ils nous firent cruellement payer le séjour de ces missionnaires bottés que leurs ancêtres durent loger au nom du roi. Ces missionnaires firent cependant l'admiration de Mme de Sévigné:

«Les Dragons, écrivait-elle le 28 octobre 1685, ont été très bons missionnaires,» et en parlant de l'édit de révocation:

«Rien n'est si beau que se qu'il contient; jamais aucun roi n'a fait ni ne fera rien de plus mémorable

Et le vieux Le Tellier ne comprit pas qu'il signait un des plus grands malheurs de la France.

[9] Piganiol de la Force (1742), t. IV, p. 428.

[10] Le boulevard Beaumarchais actuel.

[11] Ces deux figures sont conservées dans le Jardin du Musée de Cluny (côté de la rue de Cluny).

[12] R. S. H. signifient: Reparatæ salutis hominum.

[13] P. C. signifient: Posuerunt Consules.

[14] On lit dans Piganiol de la Force (1742), t. IV, p. 420: «Les fortifications qu'on y voit furent commencées le 11 d'Août de l'an 1533 et ne furent achevées qu'en 1559. Elles consistent en une courtine flanquée de bastions, et bordée de larges fossés à fond de cuve. Les propriétaires de Paris furent taxés pour cette dépense, depuis quatre livres, jusqu'à vingt-quatre livres tournois.»