[35] La pièce de canon chargée à mitraille qui était braquée sur le pont de l'avancée se nommait la petite Suédoise et d'après l'invalide Guiot de Fléville, qui fit une relation de la défense de la Bastille, «cette pièce est la seule qui ait été tirée pendant tout le combat qui a duré cinq heures, les assiégés ne s'étant toujours défendus qu'avec leurs fusils».
[36] Fusil de rempart portant une livre et demie de balles.
[37] Michelet. Histoire de la Révolution.
[38] Cette capitulation portait simplement ces mots:
«Nous avons vingt milliers de poudres; nous ferons sauter la garnison et tout le quartier si vous n'acceptez la capitulation.» Signé: De Launay. De la Bastille, 5 heures du soir, 14 juillet 1789.
Elie a postérieurement écrit au-dessous: «Je certifie avoir reçu cette capitulation au dernier pont-levis par un trou oval du grand pont-levis, que j'ai fait passer une planche sur le fossé pour la recevoir, et que j'ai donné ma parole d'honueur, foy d'officier, que je l'accepte.» Signé: «Elie, officier au régiment d'infanterie de la Reine.»