Le livre finit par une suite de distiques et de quatrains, intitulée: les Dits des Oiseaux, dans lesquels dits chaque oiseau nous enseigne à bien vivre. Certainement, le Bergier de la Grand'Montaigne, type de Mathieu Lansberg, n'en sait pas autant que notre bureau des longitudes; mais quoi! le savoir des Newton et des Laplace commence ainsi, et puis il y a des gens qui paient le Compost 50 fr. en 1833. Ce n'est donc pas un almanach méprisable. D'ailleurs l'abbé Goujet en estime l'auteur et le met au rang de nos vieux poètes, dans sa Bibliothèque française.
Voici un échantillon de ses poésies; c'est une chanson de bergère qui bien se cognoissoit, et à laquelle sa cognoissance profitoit, et disoit:
Je considere ma pauure humanité
Et comme en pleur nasquis sur terre:
Je considere moult ma fragilité
Et mon peché qui trop le cueur me serre:
Je considere que mort me viendra querre
Je ne scay l'heur, pour me tollir la vie:
Je considere que l'ennemi m'espie,
La chair, le monde si me guerroyent fort