Mon cœur s'échappe et s'envole après toi, etc., etc., etc.


Paix du cœur, volupté pure,

Doux et tendre emportement,

Vous guérissez ma blessure!

Ne souffrez pas que j'endure

Un nouvel éloignement! etc., etc., etc.

C'est précisément cette interprétation profane que l'Apôtre flétrit avec exécration, en disant que c'est arracher les membres du Christ, pour y substituer les membres d'une courtisane, et, par elle, ceux du Diable; ut tollantur membra Christi, et membra efficiantur meretricis, ac per meretricem Diaboli.

Le poète anonyme du XIIIe siècle, dont M. Richelet vient de nous donner, par fragmens, l'explication versifiée, qu'il attribue au trouvère normand Landry; ce trouvère, donc, a pris le sage parti de rester fidèle au sens canonique; seulement il le commente à sa manière, et dans un langage qui, par sa faute, autant que par celle du temps où il est écrit, n'est guère séduisant. Son poème explicatif a, dit-on, trois mille vers octosyllabes. C'est beaucoup trop; et voici, en abrégé, de quelle façon il procède dans les sept passages publiés:

1o. Osculetur me osculo oris sui: