Qu'ils ne facent à pesché parvenir, etc., etc.

DES FOLS AMOUREUX.

«O fols amoureux qui metiez vostre cueur en une chose tant vile et abominable, regardez le dangier où à vue d'œil vous vous mettez. Considérez les maulx que les fols amoureux ont pour leurs sottes amourettes. Les uns en sont occis, les aultres en sont malades, les aultres en sont perturbés de leurs sens, les aultres destruits et mis à poureté, les aultres abétis, et les aultres impotens pour les froidures qu'ils ont en leur jeunesse endurées à la porte de leurs dames. Il fault aller, venir, traverser, regarder en crainte, saluer sous le bonnet, porter boucquets, bagues et afficquets; il fault pomper et triumpher. Le fol amoureux cuide par adventure estre aimé, et on se mocque de lui, on lui rit devant, et par derrière on le mort. On prend de lui ce qu'on peut, et puis a le douloureux congé. Toute la nuit il pense à celle qui ne tient compte de lui...; il songe et resve et ne peult à personne tenir propos. Il est fantastique.»

DES MURMURES DES ENFANS D'ISRAEL.

«Vous desirez la guerre en vostre pays! peuple français! pour vous enrichir, et c'est la chose qui plus appauvrit. Vous ne cerchez que mutation de temps et convoitez ce qui plus vous est contraire. Prenez pour exemple la mutinerie et la braguerie de Paris, qui fut à plusieurs personnes pour lors joyeuse, et depuis très angoisseuse, et dont ils crièrent, hélas! cent fois le jour. Peuple, peuple, vous vous plaignez des princes et dictes qu'ils ont toutes vos richesses; mais vous suffise d'autant que j'ay congnu la discorde de vostre vie que vous-mesmes estes la cause de vostre poureté par trois choses: la première vostre mauldite et malheureuse envie; la deuxième la dissolution des divers estats et la superfluité des habits; la troisième et principale chose sont les blasphèmes. Peuple français, cuidez-vous avoir ayde de celuy que vous mesprisez et blasphémez?»

Nous finirons ces citations par les sages paroles du confesseur du Renard, sur le néant de la beauté en présence de la mort.

Certes cheveu ne demourra

Tantost après que l'on mourra

Mais demourra le test plus net

Que n'est le cul d'un conninet.