Je mauditz, j'anatématize,
Mais soubs l'habit pour ma devise
Porte l'habit de Mère-Sotte.
Bien sçay qu'on dit que je radotte
Et que suis fol en ma vieillesse, etc., etc.»
Ailleurs elle dit encore qu'elle en veut au temporel. Sotte-Fiance lui objecte que les princes y contrediront. Mère-Sotte répond que vueillent ou non, ils le feront. Sotte-Occasion, afin d'exciter le zèle du clergé, ajoute: «Vous serez bien heureux alors!—Comment? demande l'abbé de Frévaulx.—On vous dispensera de faire ce qu'il vous plaira.—Quoi! nous serons tous cardinaux? etc., etc. Après ces beaux discours suivis de beaucoup d'autres pareils, l'assaut se livre entre les prélats et les seigneurs du prince. Sotte-Commune murmure. «Tais-toi Commune! Parle bas, lui dit un sot. Sotte-Commune ne veut pas se taire et va jusqu'à dire:
«Affin que chascun le cas notte,
Ce n'est pas mère saincte Église
Qui nous fait guerre sans feintise,
Ce n'est que nostre Mère-Sotte, etc., etc.»