Que prestement me viennent voir

Toute excusation cessant, etc., etc., etc.

Les amis, les parens, les voisins accourent: Marie était tant aimée! Les voilà tous assemblés. Marie leur annonce sa fin prochaine, leur fait de pieuses recommandations, les console, les réconforte. Ses larmes coulent; des larmes lui répondent. «Mères de ce monde! reprend Marie, quand vous perdez vos enfans, n'en avez-vous dueil et tristesse? le jour, la nuit les desirez; eh bien, je vais rejoindre mon fils!»

Il vous supportera

En vos adversitez

Avec vous sera, etc., etc., etc.

«Mère de Zébédée, prends courage, car ton fils est entré au port. Cependant, mes chères sœurs, il vous faut veiller cette nuit, de peur des esprits malins.» Sur ce, un coup de tonnerre se fait entendre: ce sont les apôtres qui arrivent des extrémités du monde sur une nuée blanche. Saint Jean débarque le premier. «Que j'ay de plaisir à vous remirer, s'écrie la Vierge!»—«Ma Dame, très chère tenue, j'étais dans Éphèse à prescher la foy de Jésus: je me rends à votre commandement..... qu'y a-t-il?»—«Mon cher parent, ma chère affinité, mourir je vais..... Faictes moi lors comme un fils à sa mère!» Douleur de saint Jean à cette triste nouvelle. Les apôtres se rangent autour de Marie, qui revêt une robe blanche:

Pierre, mettez-vous à mon chef,

Jehan, aux pieds, Jacques à ma dextre,

André et Paul à ma sénestre.