Lis peu, mais, en lisant, rumine ta lecture,
Afin de la graver dedans ton souvenir.
Malheureux le glouton qui mange sans mesure,
Qui prend tout et jamais ne peut rien retenir.
Tout ce que tu pourras sans le secours céleste,
Fais-le, et n'attends jamais le céleste secours:
Quand tu n'en pourras plus, laisse à Dieu ce qui reste;
Si toujours tu le crains, il t'aidera toujours.
Quand mon dernier destin fera ma sépulture,
Si tu verses des pleurs, fais-les bientôt finir;