Il est mort tout soudain et sans presque y penser,

Comme meurt un enfant que l’on a délaissé

Dans le vent noir, au coin d’une ruelle hostile.

Notre Pierrot est mort à la façon tranquille

Et sans prétention dont un rayon s’éteint.

Il est muet, ce soir, il riait ce matin.

J’aurais voulu cueillir, au seuil du grand silence,

Son dernier trait d’esprit, sa dernière sentence

Morale, son dernier bon mot et son dernier

« Sonnet blanc pour la lune implacable », signé :