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LA COIFFURE DE THISBÉ

Une heure avant d’aller au bal de cour, Thisbé,

Contente de son fard et de ses mouches, daigne

Sourire à son coiffeur dont les doigts ont bombé

La fausse tresse d’or que fixe un double peigne.

L’homme, dans les cheveux que sans fièvre il boucla,

Fixe des ornements avec un goût d’artiste :

Un point de poudre, ici, trois petits rubans, là…

Il fait enfin voler le peignoir de batiste,

Puis, les lèvres en cœur et souriant un peu,