Je reviens d’une promenade au cimetière.
Le jardin de la mort souriait, la lumière
Y mettait sa douceur. Je crois que le carré
De terre où dort Pierrot est, en somme, paré
Fort congrûment : un peu de marbre, quelques lignes
Discrètes… presque rien… tout cela blanc de cygne.
Beaucoup de fleurs : iris, muguets, lys et jasmins
Candides, deux ou trois marguerites, enfin,
Contre la pierre blanche, un rosier blanc retombe,
Pour que l’on puisse voir, toujours, près de sa tombe,