—Cela, c’est le passé!
—Pour vous, peut-être, pour moi, non, puisque je vous aime...
—Ida!
—... Chaque jour davantage, depuis que je vous ai perdu.
—Nous avons renoncé, mon amie, nous ne pouvons plus nous dédire.
—Oui, mais moi, un de ces soirs, j’irai me pendre... Je vous ai donné toute ma vie; ce n’est pas un sermon, si émouvant soit-il, qui changera mon destin... Vous vous tenez là, devant moi, tout le temps, quand je dors, quand je veille, et toujours avec ce cher sourire qui me rattache à vous.»
Mathieu la regardait. Oh! le pauvre visage douloureux! oh! la pauvre bouche lassée! et ces yeux qui ne s’habituaient pas aux larmes brûlantes!
«Hélas! il ne reste plus que de nous séparer.
—C’est bien ce que je compte faire, pour de bon, pour tout de bon.»
Elle rit.