— Hier, une branche de pin a troué son aile. Je veux le raccommoder. Si tu me donnais un peu de ton papier gommé, ce serait fait tout de suite.

— Du papier gommé ? »

M. Laurenty avait un rouleau de papier gommé, au fond du tiroir de son bureau, dans la pièce voisine… Mais se lever par une telle chaleur !

« Je te chercherai ça plus tard, mon petit. Va jouer. »

L’enfant hésita quelque peu, puis il rouvrit la porte :

« Bien, Papa ! »

Et sortit.

On ne pouvait tout de même se déranger à chaque instant pour une fantaisie de gosse ! Où cela mènerait-il ?

M. Laurenty ferma les yeux. Une sieste serait si agréable ! Il lui vint comme une façon de remords, ridicule à coup sûr ! Ce n’aurait pas été un bien grand travail de sortir du tiroir ce rouleau de papier gommé. Tout de même, il ne faut pas céder aux caprices d’un enfant.

Malgré la température, M. Laurenty se sentait heureux dans son fauteuil d’osier. Pour mieux jouir de cette chaude béatitude, il alluma des cigarettes.