Car s'il souriait rarement il parlait peu

Et toujours en caressant sa barbe brune

A poils d'argent.

Puis c'est le pays où les satyres habitent. Nous sommes au temps de la vendange. Couronnés de pampres, les faunes entourent le pressoir, la torche aux mains. Tous sont ivres, sauf Marsyas, qui ne se mêle pas à leurs jeux et reste seul dans son coin:

Le vin ne coulait pas de sa barbe rougie

A pourpre claire.

Il cueillait une grappe et, grave, assis à terre,

La mangeait délicatement, grain à grain,

Et dans sa main

Jusqu'au bout, une à une, il crachait les peaux vides.