—Je le pense», dit le satyreau.

Et il courut en avant.

Il ne tarda pas à revenir, conduisit la dame vers le monceau de roches, et là, écartant le rideau du lierre, démasqua rentrée d'une vaste grotte d'où fuyait un ruisselet.

«Entrez, madame!» fit-il en saluant.

Or, dans cette grotte, habitait un centaure, un beau centaure chenu, blanc de neige par le poil et la chevelure. Il était occupé à cueillir un bouquet de misérables fleurs et l'offrit à la dame.

«Vous m'excuserez, madame, dit-il avec un bon sourire triste, de vous présenter un si pauvre sélam, mais la flore des cavernes est, comme vous le savez sans doute, à la fois malingre et tardive. De grâce, prenez un siège».

Elle s'assit, et il y eut un moment de silence. Le centaure ne savait au juste que dire à sa visiteuse et la visiteuse ne savait au juste comment s'adresser à un demi-dieu.

«Votre aimable accueil, dit enfin l'amazone, me rend assez hardie pour...

—Certainement!... oh! certainement!...» interrompit le centaure...

Et il y eut un second silence.