—Charlotte, une nouvelle.»

Charlotte ne dit mot d'abord; bientôt, elle s'apprivoise. Jean l'invite. Elle boit beaucoup. On l'embrasse. Jean est satisfait. La nouvelle semble gentille. Il l'entraîne vers le petit escalier tournant qui débouche au coin de la salle. Le couple disparaît.

C'est l'amour.

Les autres veulent rire encore et consommer toute leur joie. Et l'on discute, en paroles précises, la qualité des seins de Mireille, vraiment prodigieux.

Personne ne fait attention à Fathma, la négresse. Elle est jeune, elle est jolie, mais un défaut l'a dépréciée. Sa jambe gauche est tordue. Elle boite.

«Enlève ta robe!

—Montre-toi!»

Elle laisse tomber les chiffons qui la couvrent, puis, svelte, mince, à la fois élégante et maladroite, s'assied sur une chaise.

Un gros matelot s'approche d'elle. Il porte au bras un superbe tatouage qui représente deux cœurs unis, un palmier, un coq chantant, une devise sentimentale, un astre qui rayonne, un poignard, une ancre, et divers autres attributs.

Il regarde Fathma.