Victor, qui ne perd pas un mot, se montre indigné d'un procédé pareil :
« Tout de même, dit-il, c'est triste de voir M. Tom traité avec si peu d'égards, lui qui est un vrai artiste. Oh! il l'a très mal pris!… M. Michel exagère! »
D'ailleurs, voici M. Tom Atkinson en personne. Il boite un peu et s'aide, pour marcher, d'une canne. On ne reconnaît pas, sous cette gueule épaisse de brute, la figure hilare du clown qui sait si bien amuser les enfants. Son gros corps est sanglé dans un veston clair ; une cravate saigne à son cou ridé de vieillard gras. Tom s'installe près de Damien et la conversation reprend.
« On vous a dit, Monsieur?… »
Oui, Damien est au courant, mais il lui manque divers détails dont il s'enquiert et que Tom défile d'une voix cassée, marquée d'un étrange accent d'écurie anglaise.
« Ah! vous, Monsieur, vous êtes un gentleman, vous pouvez comprendre! »
Damien comprend tout, en effet, il s'intéresse à tout. On fraternise et la chronique des événements de la semaine se déroule. — A-t-on eu raison d'engager cette troupe japonaise qui travaillait à Londres?
« Ils ont du talent, c'est certain, mais ils manquent d'invention. »
Tel est l'avis de Mlle Bice.
Chacun donne le sien ; néanmoins, on se tait à l'entrée de M. Michel, qui ne fait que passer et rentre chez lui, après avoir serré la main de Jacques. En partant, il dit à Tom :