—Lesquels, ma chère?

—Aimez le roi, dit-il, aimez-le, car il est bon, il est né pour le bonheur de la France.

—Vraiment?… Voilà un bon moine.

—Mais, ajoute-il, au lieu de ce bonheur, c'est du malheur qu'il vous apportera s'il persévère dans l'hérésie.

—Là! dit le roi, voilà le mauvais moine.

—Oh! sire, quelle parole païenne. On est mauvais parce qu'on veut votre salut? je suis donc mauvaise, moi?

—Vous, Gabrielle, vous êtes un ange.

—Voilà le souper du roi! s'écria Gratienne en apportant triomphante un plat de terre fumant sur lequel grésillait avec bruit dans un gratin odoriférant l'anguille couchée sur des croûtes appétissantes.

—J'ai bien faim! se dit le roi; mais le souper ne me fera pas oublier ce moine singulier qui conseilla ainsi Gabrielle.

XVII