—C'est à surprendre, c'est à renverser d'admiration ceux qui n'y sont pas habitués.
—Vous avez l'habitude, vous, n'est-ce pas?
—Sans doute, à force d'avoir consulté.
—Mais pour commencer à bien consulter, il vous a fallu un apprentissage. Comment ce désir de consultation vous est-il venu?
—C'est mon père qui le premier m'y a conduite, pour que j'eusse de bons conseils. Toute jeune fille un peu recherchée en a besoin. Or, la réputation du révérend l'avait précédé à Bezons. Il paraîtrait que primitivement il résidait en Bourgogne, dans un prieuré que le feu roi lui avait donné. C'est là que son accident s'est déclaré.
—La paralysie ou la graisse?
—La paralysie; mais, par grâce, sire, ne riez pas du pauvre prieur. Ses conseils vous seraient utiles à vous-même, je vous en réponds, malgré tous vos conseils royaux, de guerre et de finances, malgré l'assistance de MM. Rosny, Mornay, Chiverny et autres sages!
—Si le prieur me conseille de vous aimer comme il vous l'a conseillé pour moi, j'accepte. Mais, j'ai bien peur qu'il ne prétende me conseiller autre chose.
—Oh! d'abord, répliqua Gabrielle, il vous imposerait l'obéissance à ses prescriptions.
—Qui sont?