—Veuillez me comprendre. Je ne suis ni un grossier lui un sot. Assurément j'accepterai votre première poignée de pistoles.

—Eh bien! c'est tout ce qu'on vous demande.

-Mais je ne prendrai pas la seconde. Vivre dans la paresse aux dépens de celui qui paye de son sang chaque pièce d'or… jamais.

—C'est un bon sentiment, mais que prétendez-vous faire? Ah! j'ai une idée.
Entrez aux gardes. Avant six mois, je vous garantis une enseigne.

—Je n'aime pas la guerre, vous savez, et la discipline me fait peur.

—Je parlerai à Rosny; nous vous aurons un emploi à la cour.

—Merci. Rien de la cour.

—Vous avez tort. Elle est galante. Le roi a pris une jeune maîtresse qui mène fort bien les violons.

Espérance rougit.

—On va banqueter, danser, baptiser perpétuellement à la cour, poursuivit
Crillon.