—Elle sait tout.

—Elle avait donc des soupçons?

—Demandez à Henriette de quel visage farouche elle nous accueillit dans cette rencontre aux Génovéfains.

—Lorsqu'elle força le roi à refuser notre hospitalité, ajouta Henriette.

—C'est possible, dit le comte. Elle a des espions. Voilà qui serait sérieux.

—C'est pour cela que j'ai envoyé mon fils près d'elle; il verra le roi en même temps, et nous rapportera les impressions des deux parties. N'ai-je pas raison?

M. d'Entragues approuva sans réserve.

—Le comte d'Auvergne, dit Marie Touchet, m'a aussi instruite du désir que vous aviez eu de mander ici la devineresse. J'approuve. Recevez-la vous-même. Vous entendez l'italien, je crois, Henriette?

—Vous me l'avez appris, madame.

—Veuillez, comte, dès que cette Italienne arrivera, l'envoyer à ma fille, en ma présence, et que nos gens voient bien que nous n'en faisons pas mystère. Et puis, s'il venait quelque messager de la part de mon fils, qu'on me prévienne et qu'on l'introduise.