—A la bonne heure! dit le roi de plus en plus défiant à la vue du trouble général.

Marie Touchet balbutia quelques mots sans suite.

—Laissons les dames prendre soin des dames, ajouta Henri. Je vais remonter à cheval. Que nul ne se dérange. Tout le monde est trop occupé ici.

—Nous accompagnerons au moins Votre Majesté jusqu'aux portes, dirent le comte et son beau-père en se faisant force clins d'yeux désespérés.

Henri baisa tendrement la main de Gabrielle et se mit en route suivi des deux Entragues et du frère parleur.

Espérance et Pontis, les bras entrelacés, se montraient l'un à l'autre la
Ramée immobile à distance, comme un serpent tenu en arrêt par un lion.

Deux traits de plume suffiront pour expliquer la position de chacun des personnages de ce tableau.

Gabrielle suivant des yeux le roi, et regardant avec curiosité soit Mlle d'Entragues, soit Espérance; Marie Touchet empressée de faire revenir sa fille; Henriette plus à l'aise depuis que le départ du roi empêchait toute explication.

Au fond du berceau Espérance et Pontis, et en face d'eux la Ramée.

—Voilà bien le scélérat, dit Pontis à son ami; il nous brave!