— Pourquoi parlez-vous d'eux? dit M. de Menaudru.

— Parce que je les ai vus aujourd'hui, repartit Auberte qui ne manquait point, à sa façon posée, d'une certaine vaillance.

Les yeux froids du père s'attachèrent avec une sorte de compassion sur le Comtesse, dont les lèvres tremblaient.

— Votre mère a eu lieu de se plaindre comme moi de ces gens. Ils se sont mal conduits à notre égard.

— Eux?

— Non, pas eux-mêmes, mais les parents de Mme Droy. Il y a eu des paroles regrettables échangées, bien qu'ils se soient inclinés devant la loi et les faits.

— Est-il vrai, reprit Aube dont le coeur battait à grands coups, mais qui était résolue à élucider le problème, est-il vrai que ce sont eux qui auraient dû avoir Menaudru?

Sa voix faiblit dans l'angoisse que lui causaient de pareils mots.

— Ils se sont plaints, mais tout a été fait selon la justice, dit la Comtesse frémissante qui regardait toujours son mari pour chercher une lui une caution.

M. de Menaudru répondit nettement: