[22] L'Esprit des lois parut à Genève, sans date (2 vol. in-4o); mais la critique est d'accord pour en fixer la date en 1748. L'ouvrage contient 14 cartons exigés par la censure; M. Vian (Hist. de Montesquieu, sa vie et ses œuvres, Paris, 1877) a relevé sur deux exemplaires qui subsistent, le texte primitif. Les changements sont de peu d'importance d'ailleurs.

[23] Voy. Barthélemy Saint-Hilaire, Introduction à sa traduction de la Politique d'Aristote.—«Le droit politique est encore à naître, dit J.-J. Rousseau (Émile, l. II). Le seul moderne en état de créer cette grande science eût été Montesquieu; mais il n'eut garde de traiter des principes des droits politiques; il se contenta de traiter des droits positifs des gouvernements établis.»

[24] Espr. des lois, l. I, c. iii. La même doctrine est exprimée dans les Lettres persanes: «La justice est un rapport de convenance qui se trouve réellement entre deux choses: ce rapport est toujours le même... Quand il n'y aurait pas de Dieu, nous devrions toujours aimer la justice... Voilà ce qui m'a fait penser que la justice est éternelle et ne dépend pas des conventions humaines.»

[25] Esprit des lois, l. I, c. iii.

[26] Aug. Comte (Cours de philosophie positive, t. IV, 47e leçon) a bien vu le grand mérite de Montesquieu, et le considère comme le vrai créateur de la science sociale.

[27] Spinoza, philosophe du xviie siècle qui soutenait le fatalisme, c'est-à-dire la doctrine de la nécessité universelle.

[28] «Quelle apparence qu'une cause inintelligente ait donné naissance à des êtres intelligents?»

[29] Cet intéressant et instructif ouvrage est de 1796.

[30] L. I, c. ii.

[31] L. II, c. i.