[52] Nous avons vu que, dans les Lettres persanes (voir plus haut), Montesquieu confondait encore l'honneur et la vertu, et leur attribuait un rôle égal dans les républiques; mais en même temps il était frappé du rôle que jouait en France l'amour de la gloire et le point d'honneur. C'est cette vue particulière très juste dont il a fait, plus tard, un principe systématique passablement arbitraire.
[53] Sur le principe de l'honneur dans les monarchies, voyez surtout liv. III, ch. vi et vii; liv. IV, ch. ii; liv. V, ch. ix, et liv. VIII, ch. vi et vii.
[54] Platon, Rép., l. IX, ἡ μὲν ἀριστοκρατία ἀρίστη, ἡ δὲ τυραννὶς κακίστη. Voir t. I, p. 143.
[55] Aug., de Civit. Dei, liv. IV, c. v.
[56] Lois de Manou, l. VII, 8.
[57] L. V, c. xiv.
[58] Esp. des lois, l. II et l. V.
[59] Montesquieu ne pense qu'aux républiques anciennes; on ne voit pas pourquoi le mérite ne serait pas considéré dans les démocraties (voir les Notes).
[60] L. II, c. x.
[61] Ib.