Lettres persanes, à Cologne, chez Pierre Marteau (2 tomes in-12, 150 lettres, avec un Supplément).
Bibliothèque de l'Arsenal 19031 bis B. A la fin du premier volume sont intercalées les Lettres turques.
Le Supplément, à la fin du second volume, contient quelques réflexions sur les Lettres persanes, onze lettres, dont trois empruntées, avec variantes, à la 2e Marteau, 3e Desbordes, et un certain nombre de passages nouveaux à ajouter ou à substituer dans le texte. La plupart des éditions postérieures ont scrupuleusement observé les indications du Supplément pour le placement des lettres et passages nouveaux.
Nous avons sous les yeux un exemplaire de cette édition reliée en un volume; les Lettres turques y sont insérées après le Supplément.
II.—ÉDITIONS PUBLIÉES APRÈS LA MORT DE L'AUTEUR.
(Nous ne voulions indiquer ici que les éditions séparées des Lettres persanes: mais diverses considérations nous ont amené à signaler plusieurs éditions des Œuvres complètes, en n'y tenant compte que de ce qui concerne les Lettres.)
1755. Réimpression pure et simple, sans Supplément, du texte de 1721. A Cologne, chez Pierre Marteau (2 vol. grand in-12). L'exemplaire de la bibliothèque nationale est relié en un volume.
1757. Œuvres de M. de Montesquieu, Londres (4 vol. in-12). La première édition des œuvres complètes, publiée par Richer sous les yeux de M. de Secondat, fils de Montesquieu, avec le concours de Moreau, ancien secrétaire de l'auteur, et imprimeur célèbre qui, suivant Quérard et Brunet, la rendit le modèle des éditions suivantes.
1758. Œuvres complètes de M. de Montesquieu, nouvelle édition, revue, corrigée et considérablement augmentée par l'auteur, Amsterdam et Leipsick, Arkstée et Merkus (3 vol. in-4o). Toutes les additions du Supplément sont intercalées à leur place.
Au verso du feuillet de garde (exemplaire de l'Arsenal), note manuscrite indiquant deux collaborateurs pour les Lettres. Les Lettres sont au tome III. Dans l'avertissement, Richer réfute les remarques d'un anonyme (Élias Luzac). Selon Brunet, cette édition, très-belle en effet, est plus correcte et moins chère que la précédente. Toutes deux sont d'ailleurs l'œuvre de Richer et de Moreau. Elles renferment un assez grand nombre de corrections d'après les changements trouvés dans les papiers de l'auteur, et que beaucoup d'éditions subséquentes ont admises. Nous les signalons dans nos Notes, sans les accepter; M. de Secondat a seul été à même de les voir et de les certifier, et nous nous défions fort de cette manie d'arrangement et d'atténuations, à laquelle se laissaient aller volontiers les éditeurs des derniers siècles. Au reste, ces variantes sont véritablement insignifiantes.