[4:
Ostendent terris hunc tantum fata, neque ultra
Esse sinent…
(Virgile, Énéide.)]
[5: Ces vers et ceux qui ont trait à la Mule Marquise (voir ci-après), sont de M. Lalanne, auteur du Potager, des Oiseaux de la Ferme et d'autres poèmes didactiques, qui révélèrent un rare talent pour la poésie champêtre, à l'époque où ils parurent. Quoique ces vers, dont le souvenir est sans doute loin de la pensée de M. Lalanne, ne doivent rien ajouter à ses titres littéraires, l'équité et la reconnaissance due à l'intérêt qu'il a bien voulu prendre à cette bagatelle, lorsqu'elle lui a été communiquée, il y a trente-deux ans, me prescrivent de faire cette mention.—Le silence que ce poète distingué garde depuis tant d'années, au fond de la retraite qu'il s'est choisie dans le midi de la France, doit exciter les regrets des amis de la bonne littérature.]
[6: Voir la note précédente.]
[7: La durée de la vie de cet insecte ailé est bornée à la longueur d'un jour. Il y a même des espèces qui ne vivent que pendant quelques heures, et qui s'élançant dans la vie, quand le jour va finir, meurent de vieillesse, au moment où il reparaît.]
[8: Quærens leo quem devoret.]
[9: Voyez la nouvelle de Florian, intitulée Claudine.]
[10: On pouvait d'une main toucher la glace, et de l'autre cueillir des fraises et des framboises qui ont plus de parfum et de saveur que ces fruits de nos jardins.]
[11: Elien rapporte qu'après la défaite des Athéniens à Chéronée, Philippe de Macédoine, pour se prémunir contre l'orgueil de la victoire, voulut que chaque matin on lui rappelât qu'il était homme. Il ne paraissait en effet jamais en public, et ne donnait audience à personne, avant qu'un esclave lui eut crié trois fois: Philippe, vous êtes homme! ce qui n'empêcha pas ce prince de se livrer à ma débauche, d'user de la corruption, et de violer ses traités avec les peuples de la Grèce.]
[12: Les marmottes vivent en famille. Elles se réunissent pour travailler en commun, comme les castors, et pour creuser leur terrier. Cette habitation souterraine consiste en une galerie qui se divise en deux branches, dont l'une conduit à la chambre commune de famille, et l'autre au magasin où sont amassés les matériaux qui servent à boucher le terrier aux approches de l'hiver. Les marmottes passent les trois quarts de l'année dans ces retraites qui sont jonchées et tapissées de mousse et de foin. Elles n'en sortent que pendant les plus beaux jours, pour prendre leurs ébats, ou pour couper de l'herbe et en faire du foin. L'une d'elles fait le guet, montée sur une roche ou sur une place élevée. Quand elle découvre au loin un homme, ou un chien, un renard, un loup, un oiseau de proie, que son instinct lui a signalés comme hostiles, elle fait entendre un sifflement aigu qui avertit ses compagnes de la présence d'un danger. Celles-ci se précipitent dans le terrier; et la sentinelle n'y rentre elle-même que la dernière. La vue d'une chèvre ou celle d'un mouton n'alarme pas les marmottes au même degré.]