[6: M. de Ségur écrit: «On ne cherche plus à cacher, à Moscou, le sort qu'on lui destine… La nuit, des émissaires vont frapper à toutes les portes; ils annoncent l'incendie… On enlève les pompes; la désolation monte à son comble… Ce jour-là, une scène effrayante termina ce triste drame… Les prisons s'ouvrent: une foule sale et dégoûtante en sort tumultueusement… Dès lors, la grande Moscou n'appartient plus ni aux Russes, ni aux Français, mais à cette foule impure, dont quelques officiers et soldats de police dirigèrent la fureur. On les organisa; on assigna à chacun son poste, et ils se dispersèrent pour que le pillage et l'incendie éclatassent partout à la fois…»]
[7: Si nous en croyons les Mémoires de Tchitchakoff, le funeste désaccord qui régnait trop souvent parmi les lieutenants de Napoléon existait également parmi ceux d'Alexandre. C'est à ce désaccord que les débris de la Grande Armée auraient dû en partie leur salut lors du passage de la Bérésina. (Note de l'éditeur.)]
[8: La tête de pont sur la rive droite.
Le comte de Rochechouart, alors aide de camp de l'empereur Alexandre, donne dans ses Mémoires de nombreux détails sur toute l'affaire de Borisoff, à laquelle il prit une grande part. (Note de l'éditeur.)]
[9: Les Mémoires de Tchitchakoff confirment pleinement tous ces détails.]
[10: Ou Stakof.]
[11: Dans une curieuse et dramatique relation illustrée de la campagne de Russie, publiée à Stuttgard en 1843, Faber du Faur signale cette vacuité des ponts dans la nuit du 27 au 28 novembre, et même dans celle du 28 au 29. (Note de l'éditeur.)]
[12: Le général Partouneaux se défendit d'ailleurs héroïquement; sa division était réduite à quelques centaines de combattants lorsqu'elle dut se rendre. (Voy. THIERS, Histoire du Consulat et de l'Empire.)]
[13: Tchitchakoff a rendu justice à la vigueur de notre cavalerie dans cette affaire. Du reste, ses Mémoires (publiés en 1862) et ceux du comte de Rochechouart confirment de point en point les détails donnés sur ces événements: la prise et la perte de Borisoff par les Russes; leur mouvement intempestif sur Beresino inférieur; le combat de Zawniski près Brillowa et Stakowo; la fatale rupture des ponts et la retraite de nos troupes par les marais gelés de Zembin. (Note de l'éditeur.)]
[14: Tchitchakoff a trouvé dans ce fait une excuse à sa négligence.]