«Dict qu'il s'en rapporte à ce que par escript il en auroit donné à Madame à son retour de Flandres.
«Interrogé si par son auctorité privée il feit assembler les quatre membres de Flandres affin qu'ils demandassent à Madame l'assemblée des estats généraulx,
«Dict qu'il n'a jamais fait assembler les quatre membres de Flandres à ceste fin.
«Interrogé si tout ce que Bacquerzelle a faict au païs de Flandres a esté par son ordonnance,
«Dict qu'il emploia le dict Bacquerzelle à Gand, Ypre et Audenarde, et sa charge fut seulement pour faire cesser les presches.
«Interrogé si le 24e d'aoust 1566 il a dit à Bourlut, pensionnaire de Gand, qu'il advertist le magistrat dudit Gand que les presches se pouvoient faire librement, mais que l'on preschat dehors les villes et que l'inquisition seroit ostée.
«Dict qu'il ne sçait avoir tenu le dict propos à Bourlut, mais si quelque chose il leur a dict, ce avoit esté selon la détermination de Madame de Parme.
«Interrogé si ayant esté adverty au commencement du mois d'octobre 1566 que au chimetière de Saint-Jacques, à Gand, estoient assemblés jusques à mil cincq cens sectaires pour y faire enterrer un mort, il escripvit de Sotteghem aux magistrats de Gand qu'il estoit raisonnable que place leur fust donnée pour enterrer corps morts,
«Dict qu'il escripvit que lieu leur seroit donné en terre profane et aux champs.
«Interrogé si lui estant à Ypre lorsqu'on commencha à rompre les églises, il fut requis par le magistrat qu'il voullust assister le dict magistrat pour ung jour ou deux, il respondit qu'il estoit appelé à la court, et luy demandans ceulx du magistrat que, au cas que les sectaires vouldroient faire quelque force, ils pourroient user de contreforce et mettre l'artillerie sur les murailles, il respondit, tournant le dos, qu'il n'avoit telle charge, et incontinent se partit de la ville,