Le zéleux Constantin, d'une main vengeresse,
S'oppose à un tyran pour sauver les Romains;
Sois nostre Constantin, prince de grand'prouesse,
Nous délivrant aussy des tyrans inhumains.
Des tables étaient dressées dans toutes les rues. Les hérauts semaient l'or et l'argent. On criait: Vive le comte de Flandre! et le duc d'Alençon multipliait ses promesses de rétablir la prospérité du pays. Vêtu d'hermine et la couronne sur le front, il avait juré solennellement de maintenir tous ses priviléges et toutes ses franchises.
Au bout de quelques heures, toutes ces illusions étaient détruites. Le peuple, témoin de l'insolence des serviteurs du duc d'Alençon, ne croyait plus aux protestations de leur maître. Un double événement, résultat du hasard, lui paraissait d'un fâcheux augure. Un orage avait éclaté. La pluie éteignit les flambeaux des Victoires, et le vent renversa une pyramide où se trouvait un soleil avec la devise du duc d'Alençon: Fovet et discutit, ce qui donna lieu à ces vers:
Ce soleil françois hault monté,
Qu'un vent léger a démonté,
Monstra l'abus de sa devise,
Qu'il n'est besoing que je déduise;