«Il était le même à l'Académie toujours personnel et blessant.... Trop conteur pour administrer sagement et pour bien conclure, sa vie entière ne fut pour ainsi dire qu'une longue narration, y compris le temps où il fut maire du 10e arrondissement de Paris.»

À ces affirmations ayant un peu l'air d'accusations sous la forme d'épigrammes, mais dont l'exagération même atténue beaucoup la portée, nous opposerons le jugement formulé antérieurement par Rabbe et Boisjolin dont la Biographie Nouvelle, l'Encyclopédie des Gens du monde, etc, se font les échos:

«Nous n'aurions fait connaître que très imparfaitement M. Des Genettes, si nous ne parlions pas de ses talents comme professeur. Ses cours à la Faculté étaient des modèles de clarté et de méthode, pleins d'idées neuves et saillantes. Comme orateur, il se distingue par une familiarité originale et piquante. Dans ses divers discours à la Faculté, dans les discussions journalières de l'Académie de Médecine, il a constamment fait preuve d'une grande sagacité de raisonnement jointe au charme d'une élocution facile et animée. Son langage est remarquable surtout par cette observation de toutes les convenances, ce tact que donnent seules, même à un homme d'esprit, la variété des connaissances et des relations sociales distinguées.»

Il y a là, ce semble, l'accent de la vérité, et volontiers on applaudit aux biographes quand ils disent: «Des Genettes a rendu son nom célèbre en France et en Europe par de belles actions, de savants ouvrages, de glorieux services rendus à l'humanité, et par son habileté supérieure dans l'administration hygiénique et médicale des armées.»

[98] Biographie des Contemporains, Nouvelle Biographie, Biographie de Feller, etc.

[99] Pariset—Éloge de Des Genettes.

[100] Is. Bourdon.—Biographie universelle.

[101] Éloge de Hallé.

[102] Biographie universelle et portative des Contemporains.

[103] Éloge de M. Hallé, in 8º, 1823.