—Assez, assez... s’écria en riant doña Perfecta.—N’assomme pas davantage mon neveu. Pepe, ne fais pas attention à cet importun... Voulez-vous que je vous dise en quoi consiste l’offense faite au grand Caballuco?

—L’offense?

—Je me le figure, indiqua le Penitenciario, en s’enfonçant dans son fauteuil et riant à gorge déployée.

—Je voulais dire au Sr. D. José... grogna le formidable écuyer.

—Tais-toi, pour l’amour de Dieu, ne nous romps pas les oreilles.

—Señor Caballuco—manifesta le chanoine—c’est chose fort grave que les seigneurs de la cour viennent supplanter les rudes «caballistas»[25] de nos sauvages contrées...

—En deux mots, Pepe, voici la question: Caballuco est le je ne sais quoi...

Le rire l’empêcha de continuer.

—Le je ne sais quoi—poursuivit D. Inocencio—de l’une des filles Troya, de Mariquita Juana, si je ne me trompe.

—Et il est jaloux! Après son cheval, Mariquita Troya est ce qu’il a de plus précieux sous le soleil.